Message du 11 novembre

de l’Union Fédérale des ACVG
UNION FEDERALE DES ASSOCIATIONS FRANCAISES D’ANCIENS COMBATTANTS, VICTIMES DE GUERRE ET DES JEUNESSES DE L’UNION FEDERALE (Reconnue d’utilité publique par décret du 25 JUIN 1952)
Union fédérale - Message du 11 novembr e2026

En ce 11 novembre 2026, nous nous retrouvons devant nos monuments, devant ces noms gravés dans la pierre qui racontent, dans chacune de nos communes, une part de l’histoire de la France.

Il y a cent huit ans, le 11 novembre 1918, les armes se taisaient enfin. Après plus de quatre années d’une guerre effroyable, les combattants pouvaient espérer retrouver leurs familles, leurs villages, leurs métiers. Mais ils rapportaient aussi le souvenir de leurs camarades disparus et des blessures, visibles ou invisibles, qui les accompagneraient longtemps.

Depuis, d’autres générations ont servi et combattu : en 1939-1945, en Indochine, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, puis lors des opérations extérieures et des engagements plus récents de nos armées.

Aujourd’hui, l’Union Fédérale s’incline devant tous les Morts pour la France. Mais en ce jour de mémoire, elle veut aussi s’adresser à ceux qui porteront demain cet héritage : notre jeunesse.

À vous, les jeunes, nous ne voulons pas seulement transmettre des dates, des batailles ou des noms. Nous voulons vous transmettre des histoires d’hommes et de femmes.

Beaucoup avaient votre âge lorsqu’ils quittèrent leur famille. Ils avaient des projets, des amours, un métier à apprendre, une vie à construire. Ils connurent la peur, l’éloignement et parfois la perte d’un camarade. Mais ils connurent aussi le courage, le sens du devoir et cette fraternité particulière qui unit ceux qui affrontent ensemble l’épreuve.

Derrière chaque nom inscrit sur un monument aux morts, il y avait d’abord une vie. C’est cela que nous vous demandons de ne jamais oublier.

Et à vous, anciens combattants, veuves et familles du monde combattant, nous voulons dire combien votre présence et votre témoignage restent précieux. Vous avez porté cette mémoire pendant des décennies. Vous savez que derrière les cérémonies, les drapeaux et les décorations se trouvent avant tout des hommes, des femmes, des familles et des souvenirs profondément humains.

Aujourd’hui, notre responsabilité est plus grande encore : nous devons transmettre. Transmettre les souvenirs, les photographies, les lettres et les récits. Transmettre aussi ce que les livres d’histoire ne peuvent pas toujours raconter : l’amitié entre camarades, la peur surmontée, le courage ordinaire et le prix humain de la guerre. Cette transmission ne peut réussir que si les générations se rencontrent.

Aux anciens de raconter. Aux jeunes d’écouter, de questionner, de comprendre… puis, un jour, de transmettre à leur tour. C’est ainsi que la mémoire reste vivante.

Dans un monde où les conflits nous rappellent combien les équilibres demeurent fragiles, le message du 11 novembre conserve toute sa force :

La paix n’est jamais un héritage définitivement acquis. Elle se protège, elle se construit et elle se transmet.

Alors, à vous, jeunes générations, nous ne demandons pas de vivre tournés vers le passé.

Nous vous demandons de savoir d’où vous venez pour mieux comprendre le présent et construire l’avenir.

Et si demain, devant un monument aux morts, vous vous arrêtez devant un nom gravé dans la pierre en vous demandant : « Qui était-il ? Quelle était son histoire ? », alors notre mission de transmission aura déjà commencé.

En ce 11 novembre 2026, l’Union Fédérale rend hommage à tous ceux qui sont morts pour la France, salue ceux qui l’ont servie hier et ceux qui la servent aujourd’hui. Et elle confie à la jeunesse ce que les anciens ont de plus précieux à lui transmettre : leur mémoire, leur expérience et leur espérance de paix.

Souvenons-nous. Transmettons. Et faisons vivre leur mémoire.

Vive la République et vive la France.

 

2026-Message 11 novembre UF à télécharger 

 

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