Né à PASSY (Haute-Savoie) le 16 mars 1918, notre regretté camarade s’est éteint à l’aube de la 91ème année d’une vie fertile en actions caritatives et humanitaires, totalement consacrée au service de la collectivité, des anciens combattants, de la réconciliation entre les peuples ex-ennemis, des Droits de l’Homme et de l’amour des siens.
Après des études supérieures menées avec succès, Marcel entre à l’Ecole Militaire de ST MAIXENT le 28 septembre 1939, quelques jours seulement après le début du second conflit mondial. Il en sort Aspirant et rejoint le 11ème régiment de zouaves le 3 janvier 1940. Il monte au front en mai 1940, soutient avec son unité de durs combats contre l’envahissement et il est fait prisonnier par les allemands le 23 juin 1940.
Sa captivité sera de courte durée car il s’évade le 25 juillet, rejoint son département natal et déclare sa flamme à Marcelle, qu’il épousera bientôt et qui lui donnera quatre beaux enfants.
Mais la lutte n’est pas terminée, il entre dans le mouvement clandestin « Combat » le 15 novembre 1942, participe aux combats liés au grand parachutage du plateau des Glières, libère St Julien avec sa compagnie, poursuit la lutte jusqu’à la victoire finale, rejoint ses foyers le 15 septembre 1945 et reprend son poste d’instituteur.
Parallèlement, il s’occupe avec succès de la presse issue de la Résistance, puis de l’Essor Savoyard.
Adhérent à l’Union fédérale de Haute-Savoie, dont il sera le Président adjoint, il entre au Conseil d’administration national en 1957, lors du congrès de Bordeaux. Il est élu Vice-président en 1971 et Président actif en 1983, poste qu’il occupera neuf années durant, avant d’être admis à l’honorariat de la fonction en 1992.
Ami de René CASSIN, autre figure emblématique de l’Union fédérale, Marcel FIVEL-DEMORET, fut à la base de grandes réalisations associatives.
En 1965, il créa les Prix nationaux de Civisme et de dévouement à la collectivité de l’Union fédérale, destinés à récompenser la jeunesse française au comportement altruiste habituel.
En 1969, il participe à la création de l’Union fraternelle des AC et du Val d’Aoste, intimement associée à l’Union fédérale de Haute-Savoie. Organise des nombreux colloques relatifs à l’Europe et à la Paix où sont invités les anciens combattants et mutilés du Val d’Aoste, du Piémont et de la Lombardie, construit de solides liens d’amitié entre les anciens combattants Italiens et Français.
En 1984, il signe le traité solennel de solidarité entre les Unions fraternelles d’anciens combattants d’expression française d’Afrique et de Madagascar et l’Union fédérale, prélude à une série d’actions en faveur de nos amis africains.
Durant sa longue présidence, partant du principe « construire la paix par l’amitié entre les peuples », il multiplie les rencontres avec les anciens combattants européens et américains, de toutes tendances.
Nous pourrions continuer indéfiniment d’énumérer les immenses mérites du défunt, mais nous nous bornerons à citer certaines des hautes fonctions qu’il a exercées au sein du monde combattant.
· Vice-président de l’U.F.A.C.
· Administrateur national de l’O.N.A.C.
· Délégué de la F.M.A.C.
· Président de la Commission d’Aide immédiate aux A.C. d’outre-mer.
· Président des Premiers résistants de Haute-Savoie, etc.
Marcel FIVEL-DEMORET était : Officier de la Légion d’honneur ; officier de l’Ordre national du Mérite ; titulaire de la croix de guerre 1939-1945 avec palme ; de la médaille des Evadés ; de la médaille de la Résistance ; de nombreuses autres décorations et distinctions, dont la médaille d’Or de l’Union fédérale.
Le Président, les membres du Conseil d’administration et les adhérents de l’Union fédérale présentent leurs bien sincères condoléances à Madame FIVEL, à ses enfants et petits-enfants, à la famille, aux amis, aux membres de la fédération de Haute-Savoie et aux anciens compagnons d’armes de Marcel FIVEL-DEMORET, leur regretté président.
Ils les assurent de leur bien douloureuse sympathie et les soutiennent dans la peine.
Tes camarades te souhaitent, Marcel, de reposer en paix dans le paradis des hommes de bien.
Serge Cours
Président national