Les circonstances font l’Histoire ; la manière de s’y adapter en oriente le cours
Le 15 août 1945 le Japon capitule.
Cela met fin à son rêve impérialiste concernant l’Asie, mais libère sa rancune et sa colère dans une zone qu’il occupe : le Vietnam.
Dès lors il accorde un appui total au Vietminh qui lui parait seul capable de lui succéder.
En France, le 17 août, l’Amiral Thierry d’ARGENLIEU, moine-soldat, qui avait rejoint le Général de GAULLE à Londres en 1940, est nommé Haut-commissaire en Indochine, ayant seul le pouvoir de décision et la mission de rétablir la souveraineté française sur ce territoire.
Le Général LECLERC, rallié aussi de la première heure à de GAULLE puis, chef de la 2ème D.B. est, quant à lui, nommé commandant des Forces Armées, chargé de l’exécution des opérations sur ce théâtre extérieur.
Cette dualité de commandement entre les deux chefs qui se connaissent bien a peut-être été source d’incohérence et d’inefficacité.
Dans le même temps, le 2 septembre, l’indépendance de la République Démocratique du Vietnam est proclamée par HO CHI MINH.
Il était, semble-t-il, encore temps d’éviter le conflit en trouvant des solutions acceptables pour tous. Les négociations entreprises ne débouchèrent pas sur le résultat espéré et ce fut la guerre.
Voilà, concernant notre Histoire, une nouvelle page parmi tant d’autres, peut-être oubliée, voire ignorée, mais ayons toujours à l’esprit, comme le rappelle des chercheurs, « qu’en définitive l’Histoire n’est jamais réductible aux caprices d’une mémoire que guettent en permanence, selon les passions du moment, l’amnésie ou l’hypermnésie ».
René Aguillon
Vice-président national
Président de la commission T.O.E